Nous avons préparé sérieusement cette Fat Wheels 2008, celle où nous étions attendu au tournant en tant que tenant du titre Vidéo. Nous visions le doublé et pour cela, il fallait surprendre. Mission à moitié accomplie puisque nous remportons le prix du Jury mais pas celui du public, dont le vote semble traduire une préférence encore nette pour la vidéo traditionnelle. Mais la Fat Wheels reste la Fat Wheels et la déception passée, il reste les souvenirs hors norme de ride, de potes, de retrouvailles et d’un spot qui reste fabuleux.
La Grave, c’est grave...Et oui mec, on commence par un mauvais jeu de mot parce que devant tant de beauté, de sentiers à rendre fou, il faut rester simple. La Grave c’est grave et pour de vrai, hiver comme été. La Meije est une déesse bienveillante et la Fat Wheels son temple, celui vers lequel converge les adeptes du freeride, les moines du gros crampon, les illuminés de l’engagement et du beau geste, les Frères de la Congrégation Saint SingleTrack.
Bruno Florit, son Grand Prêtre, s’était encore défoncé pour offrir aux quelques 200 participants, entre deux runs magiques, force barbecue, concert et autres instants tous plus conviviaux les uns que les autres. Seule la soirée de samedi a été un peu plombée par l’improvisation technique qui a régnée pour la projection photo/vidéo, endormant tout le monde et mettant fort peu en valeur le travail réalisé lors des deux contests... c’est bien dommage !
Bref, arrivé deux jours plus tôt pour le concours vidéo, le crew 1628films a cumulé les bons moments, le bike, une bière ou la caméra à la main...
Le concours vidéo... et des bas.Si l’an dernier nous avions réalisé une vidéo de pure ride, il s’agissait cette année de faire différent. D’une part car il allait être difficile de faire mieux (j’attaque une liposuccion des chevilles la semaine prochaine, c’est bon) et d’autre part parce que la logique de ces concours est au renouvellement des talents.
Nous avons donc misé, et investi beaucoup de travail, sur trois axes :
- Créer des personnages originaux, esthétique à l’image et (à priori) sympathiques : les smileys-riders.
- Développer un scénario, raconter une histoire
- Progresser dans la prise de vue, notamment sur les caméras embarquées et l’utilisation de la tyrolienne.
Nous voulions réaliser, en trois jours, un film qui au-delà même de la Fat Wheels, allait étonner par sa créativité et plaire par sa réalisation.
Il est vrai que la pluie du jeudi ne nous a pas aidé (comme les autres équipes d’ailleurs), nous mettant à la bourre et posant des problèmes de raccord entre les scènes tournées sous la pluie et celles sous un grand soleil. Nous avons du trouver une vieille feinte scénaristique un peu tirée par les cheveux, mais bon... Nous avons tout de même fait à peu près ce que nous avions prévu.
Souriez...Le pitch de la vidéo : Nous sommes en plein tournage de la vidéo de la Fat Wheels quand deux extraterrestres aux allures de smileys tombent du ciel. Ils ont une mission de la plus haute importance à accomplir et nos deux riders vont les aider à la mener à bien.
Pour réaliser cette vidéo, nous avons travaillé sur les costumes et le scénario (merci Réginald !) et sur notre tyrolienne radiocommandée (merci Dom !) afin d’être également performants dans le domaine de la prise de vue. Mais place aux images...
La mièvre du samedi soir...
Le samedi soir n’a donc pas tenu toutes ses promesses, à bien des égards... Peu importe : les riders sont là en nombre, le bar à moufle assure un débit constant et les photos et vidéos mettent de la couleur. Le contest photo est dominé par l’incontournable Bashi Bender, Jérémie Reuiller, habitué du genre, et Christophe Stagnetto qui faisait là ses premiers pas prometteurs dans l’univers du cycle costaud.
Côté vidéo, c’est donc le team Abuz qui l’emporte dans un style classique et propre... pas vraiment à l’image de la fine équipe tarine qu’on connaissait joyeusement déjantée. Comme quoi, il faut parfois savoir contrarier sa propre nature pour obtenir un beau succès !
Enfin et comme prévu, personne n’a remporté la traditionnelle Chasse au trésor, ou plutôt tout le monde tant la dotation état généreuse... La générosité : le maître-mot de cet évènement hors norme.